Pays perdu

(Extraits)

Il y a des pays auquel on n’appartient plus, brisées les chaines qui nous liaient à ses rives !

Les distances parcourues, les pays traversés, ont érodés les souvenirs, vagues rochers sur lesquels le vague à l’âme de la nostalgie est venu mourir.
 

Et si au détour des pérégrinations que la vie nous impose, un bord de côte surgit, la Méditerranée aux pieds, qui nous rappelle que tout a commencé là-bas, quelque part de l’autre côté de l’horizon, dans l’entre deux mers, ce n’est que pour mieux apprécier de s’en être affranchi, de s’en être libéré.

Il n’a jamais été question d’un retour possible, comment pourrait-il en être autrement, on ne retourne pas dans l’avant, on ne revit pas deux fois le même sourire, le même bonheur, les mêmes amours.     

Nulle nostalgie donc, de ses printemps odorants, de ses cimes inaccessibles, nul regret non plus de ses soleils et de ses vents cuisants, tout a disparu dans la brume délétère des souvenirs d’enfance.

Protocole : photographie prises en direction de la Corse, en bord de Méditerranée, coté continent.

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