Espaces sensibles

Texte de présentation :

 

C’est d’une rencontre qu’est né ce projet, celui de deux photographes aux pratiques photographiques différentes mais unis dans un même niveau d’exigence.

 

Judith  Lesur, ouvre des espaces de narration dans lesquelles elle exprime sa relation personnelle aux lieux à travers des notions d’enracinement et de déracinement. Ces photographies dans lesquelles réel et imaginaire sont associés produisent une « inquiétante étrangeté », expression qui reprend le titre en français d’un ouvrage de Freud dont la version originale Das Unheimliche en allemand, renvoie à la maison au foyer dans ce qu’il a de plus familier mais également de plus secret.


 

Jean-Philippe Astolfi, vit la photographie comme moyen de questionner le réel, ses soubassements socioculturels, sa manière de faire sens. C’est dans les limites, les espaces d’indétermination qu’il trouve matière à exploration. Sa photographie, entre document et art, ouvre un champ de questionnement sur notre relation aux lieux mais également sur la capacité du médium à produire une réalité qui lui est propre.


 

Tous deux, nouveaux en Ardèche, à la recherche de lieux à explorer, qui soient à la foi matière à photographier mais également espace de déploiement narratif ont décidé sur une idée de Judith d’explorer le potentiel artistique de leur lieu d’habitation réciproque. 

Judith, à sa manière, en produisant des mises en scène dont à la connotation chargée de ses propres obsessions ouvrent un espace de questionnement sur le jeu de pesanteur propre aux attachements que les lieux d’habitations procurent, entre refuge et prison, confort et asservissement.

Jean-Philippe, partant d’un inventaire sensible trace en creux le portrait de celle qui habite le lieu, un portrait forcément remodelé par le filtre du médium et sa capacité à ne faire voir que des prélèvements soumis à interprétations.

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Plaquette de présentation du projet